
Dans les universités, le PDF est encore souvent le choix par défaut pour les polycopiés, les notes, les guides et autres matériels. Mais le PDF n'est pas nécessairement synonyme de format le plus accessible.
Lorsque cela est possible, il serait préférable de partir de contenus HTML bien structurés ou de documents Word accessibles. Ce sont des formats plus flexibles, plus faciles à personnaliser et généralement plus compatibles avec les technologies d'assistance et les outils de lecture.
Cela devient particulièrement important lorsque les étudiants utilisent des smartphones et des tablettes ou ont besoin de modifier la taille des polices, l'espacement et le mode d'affichage. Le HTML et le DOCX s'adaptent mieux à ces besoins qu'un document à mise en page fixe.
Le PDF a naturellement toujours sa fonction : il peut être approprié lorsqu'il est nécessaire de conserver une mise en page précise, d'utiliser des signatures numériques, de distribuer un document définitif ou de le conserver à long terme. Mais il doit être créé et vérifié pour être réellement accessible.
Pour le matériel pédagogique, nous pourrions donc changer de perspective : ne nous demandons pas simplement « dans quel format puis-je exporter ce document ? », mais « quel format permettra au plus grand nombre d'étudiants de le lire, de le personnaliser et de l'utiliser de la manière la plus efficace ? ».
Lorsque cela est possible : le HTML comme premier choix, Word comme alternative valable et le PDF lorsqu'il existe un besoin réel.